Page ressource — Techniques d’hypnose
Les approches d’hypnose que j’utilise
Sous le mot hypnose se rassemblent des actes et paroles extérieurs et intérieurs.
Selon l’approche, ce ne sont pas les mêmes profondeurs qui s’approchent, ni la même présence qui se tisse, ni le même travail qui peut prendre forme au cœur de la séance.
Des chemins qui mènent à soi, selon des degrés d’engagement différents
Comme toute technique humaine, l’hypnose emploie des mots pour situer un procédé, une manière de faire, un cadre de travail. Parler techniques permet donc de situer la manière dont la séance se déploie, et la part d’engagement de chacun dans ce qui s’y vit.
Dans une approche sans dialogue, le degré d’engagement de l’accompagnant est important, tandis que celui de l’accompagné.e reste plus discret.
Dans une approche guidée au travers d’un dialogue, le degré d’engagement des deux tend à s’équilibrer et fluctue.
Dans une approche plus exploratoire, l’accompagnant cherche davantage à laisser la part d’engagement de qui s’explore prendre de l’ampleur.
Même si les mots utilisés ici sont nombreux, en séance, il s’agit plutôt de chemins, de traversées, de seuils, de façons d’approcher ce qui se présente.
Ces approches peuvent se côtoyer, se chevaucher, se succéder dans une même séance.
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Ce que j’utilise au cœur de ma pratique
Ma pratique s’est progressivement structurée autour de quelques appuis centraux, d'abord avec mon histoire personnelle, puis avec les expériences vécues et observées en séance.
Hypnose conversationnelle
La parole n’empêche pas l’état d'hypnose. C'est souvent une idée préconçue. "Si je parle alors je quitte l'état d'hypnose qui se doit d'être profond".
Le dialogue permet de rester au contact du vécu intérieur. Nommer des sensations permet de relier inconscient et conscient. C'est au travers du dialogue que le chemin se déroule et que l'accompagnement peut se moduler en temps réel.
Ainsi, la profondeur se vit sans la chercher, en se perdant dans la description des perceptions et sensations qui émergent. La conscience de soi est conservée et se développe au fil des séances.
Quand la parole reste ainsi au contact du vécu, elle ne sert plus seulement à dire ce qui se passe : elle devient aussi une voie d’accès, de lecture et de transformation. C’est là que l’hypnose conversationnelle rejoint naturellement l’hypnoanalyse ou l'expansion de conscience.
Hypnoanalyse et expansion de conscience
L’hypnoanalyse c'est, en état d'hypnose, la possibilité de traiter du matériau devenu disponible en soi, des sensations, des souvenirs. De se laisser être, d'avoir la possibilité de le comprendre plus ou moins en temps réel. Des liens se font et se défont en soi.
Lors de séances se développe naturellement une forme de conscience capable de s'observer et de se penser. On l'appelle métaconscience, supraconscience.
L'expansion de conscience c'est quand la supraconscience est accessible, de la développer pour se ressentir de façon élargie. Dans cet état, tout travail sur soi devient plus "facile", plus ouvert, plus vaste. Il ouvre la porte à des espace considérés comme non ordinaires.
Les pages dédiées aux expériences non ordinaires et hypnose spirituelle permettent une immersion. Les liens sont indiqués en haut de cette page.
Travail à partir du sensoriel
Le vécu est d'abord sensoriel avant d’être cognitif.
Alors pour remonter l'histoire d'un vécu, toute sensation: une tension, une fermeture, un malaise, une pression, une impression vague ou très nette peut déjà constituer une porte d’entrée.
Partir des sensations permet souvent de contourner les explications prématurées, les défenses et résistances pour rejoindre des mémoires plus proches du vécu.
Régression
Exploration ouverte quand l’expérience l’appelle
Certaines séances débordent le cadre d’un souvenir ou d’un vécu strictement autobiographique. Il peut alors être juste d’accompagner ce qui s’ouvre davantage, sans le forcer, sans le réduire trop vite, et sans perdre la qualité d’observation.
Notamment lors de l'expansion de conscience.
Les pages dédiées aux expériences non ordinaires et hypnose spirituelle permettent une immersion. Les liens sont indiqués en haut de cette page.
D’autres modalités que je mobilise selon le besoin
Même si l’hypnose conversationnelle, l’hypnoanalyse, l'expansion de conscience et le travail à partir du sensoriel constituent le cœur de mon approche, il m’arrive aussi de mobiliser d’autres modalités selon la personne, la demande, le moment ou ce qui se présente en séance.
Hypnose symptomatique
J’utilise aussi, quand cela se révèle plus juste, une approche que je qualifie d’hypnose symptomatique. Elle se passe sans dialogue, c'est un monologue de ma part et j'y saupoudre des suggestions plus ou moins directes pour favoriser des processus inconscients qui ne sont pas accessibles ou parfois apparaissent par flashes ou bribes lors de la séance.
Transe plus silencieuse
Il m’arrive aussi d’utiliser une forme de travail plus silencieuse, où la personne se laisse davantage aller sans relater en direct tout ce qui se passe. Cette manière de faire n’a pas la même fonction qu’une régression dialoguée, mais elle peut avoir sa justesse dans certains contextes (quand on refuse d'explorer et pour autant qu'on le désire, quand on ne peut faire autrement, par exemple).
Auto-hypnose et autonomie
L’auto-hypnose occupe aussi une place importante dans ma pratique, non seulement comme outil, mais comme voie d’autonomie.
Je la transmets assez souvent pour aider à développer l’apaisement, la régulation, l’écoute de soi, l’entraînement intérieur et la continuité du travail entre les séances.
Elle ne remplace pas une séance d’exploration accompagnée, mais elle peut devenir un appui très précieux dans le quotidien. Plusieurs propositions autour de cela sont d’ailleurs présentes dans le blog-hub et les carnets de route.
En séance, c'est de la navigation
Une intention peut être posée au début d’une séance. Pourtant, le chemin qui s’ouvre ensuite ne suit pas toujours une ligne droite. Ce qui se présente, ce qui résiste, ce qui affleure, ce qui demande à être approché autrement, modifie parfois la manière d’avancer.
Les techniques interviennent alors au fil de l'eau, comme des façons de se diriger, de s’ajuster, de garder un cap tout en tenant compte des éléments rencontrés. Parfois, le vécu donne la sensation de s'éloigner de sa propre demande, comme en navigation à la voile.
C’est souvent là que naît la confusion : on parle des techniques comme de familles fermées, presque comme d’identités, alors qu’en pratique elles désignent surtout des manières différentes d’entrer dans le vécu et de travailler avec lui.
La plus juste n’est pas celle qui affiche le plus beau nom, mais celle qui sert réellement la personne, le moment, le matériau présent et la qualité du travail intérieur.