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Les approches d’hypnose que j’utilise en séance

Une page pour situer les approches que j’utilise en séance d’hypnose à Nancy et en téléconsultation : hypnose clinique et analytique, hypnoanalyse, régression, hypnose spirituelle, hypnose Ericksonienne, PNL, travail sensoriel et auto-hypnose.

Temps de lecture : 12 min

Sous le mot hypnose se rassemblent des actes et paroles extérieurs et intérieurs.

Selon l’approche, ce ne sont pas les mêmes profondeurs qui s’approchent, ni la même présence qui se tisse, ni le même travail qui peut prendre forme au cœur de la séance.

Un parcours construit par couches successives

Mon parcours a d’abord commencé par l’hypnose clinique et analytique, la régression et l’hypnoanalyse. Ces premiers apprentissages ont installé une attention particulière aux mémoires, aux liens entre passé et présent, aux mécanismes inconscients et à ce qui cherche à se transformer en profondeur.

L’hypnose spirituelle est ensuite venue élargir ce champ vers les expériences symboliques, existentielles, transpersonnelles ou non ordinaires, lorsque ces dimensions se présentent dans le vécu de la personne.

L’hypnose Ericksonienne et la PNL sont venues plus tard enrichir ce parcours, en apportant d’autres repères : langage, ressources, souplesse relationnelle, recadrages, stratégies de changement et accompagnement plus orienté ressources et solutions.

Aujourd’hui, ces approches ne sont pas séparées en compartiments rigides. Elles forment plutôt des couches disponibles, que je mobilise selon la personne, la demande, le moment de la séance et la profondeur du travail qui s’ouvre.

Profondeur, efficacité : quelques idées à remettre en mouvement

On imagine parfois que plus une méthode paraît profonde, plus elle serait efficace. Ou, à l’inverse, qu’une approche plus brève, plus orientée ressources ou solutions, resterait forcément en surface. En pratique, les choses sont plus nuancées.

Une régression peut ouvrir un accès très direct à des vécus anciens, à des sensations, à des images ou à des mémoires émotionnelles. Une approche issue de la PNL ou de l’hypnose Ericksonienne peut, elle aussi, agir profondément sur la manière dont une personne organise son expérience, se représente une situation, active ses ressources ou répond intérieurement à ce qu’elle traverse.

La profondeur ne dépend donc pas seulement du nom de la technique. Elle dépend aussi de la disponibilité de la personne, de son intention, de son désir légitime de mieux se comprendre, du cadre posé, du lien de confiance, et du moment où quelque chose devient accessible.

Quand une personne se rend disponible, sans chercher à forcer, il peut arriver qu’elle entre assez naturellement en contact avec ses propres processus internes : pensées, sensations, images, émotions, souvenirs, croyances, protections, élans ou résistances. On pourrait dire que l’attention circule alors entre conscience, subconscient et inconscient, avec des degrés de profondeur variables.

Le temps compte, bien sûr. Mais il n’est pas toujours l’ingrédient principal. Certaines transformations demandent une maturation lente ; d’autres se produisent lorsqu’un accès intérieur devient possible, au bon endroit, au bon moment, avec la bonne manière d’approcher.

  • Hypnose clinique
  • Hypnoanalyse
  • Régression
  • Hypnose Ericksonienne
  • PNL
  • Hypnose conversationnelle
  • Auto-hypnose
  • Profondeur & efficacité

Ce que j’utilise au cœur de ma pratique

Ma pratique s’est progressivement structurée autour de quelques appuis centraux, d'abord avec mon histoire personnelle, puis avec les expériences vécues et observées en séance.

Hypnose conversationnelle

La parole n’empêche pas l’état d'hypnose. C'est souvent une idée préconçue. "Si je parle alors je quitte l'état d'hypnose qui se doit d'être profond".

Le dialogue permet de rester au contact du vécu intérieur. Nommer des sensations permet de relier inconscient et conscient. C'est au travers du dialogue que le chemin se déroule et que l'accompagnement peut se moduler en temps réel.

Ainsi, la profondeur se vit sans la chercher, en se perdant dans la description des perceptions et sensations qui émergent. La conscience de soi est conservée et se développe au fil des séances.

Quand la parole reste ainsi au contact du vécu, elle ne sert plus seulement à dire ce qui se passe : elle devient aussi une voie d’accès, de lecture et de transformation. C’est là que l’hypnose conversationnelle rejoint naturellement l’hypnoanalyse ou l'expansion de conscience.

Hypnoanalyse et expansion de conscience

L’hypnoanalyse c'est, en état d'hypnose, la possibilité de traiter du matériau devenu disponible en soi, des sensations, des souvenirs. De se laisser être, d'avoir la possibilité de le comprendre plus ou moins en temps réel. Des liens se font et se défont en soi.

Lors de séances se développe naturellement une forme de conscience capable de s'observer et de se penser. On l'appelle métaconscience, supraconscience.

L'expansion de conscience c'est quand la supraconscience est accessible, de la développer pour se ressentir de façon élargie. Dans cet état, tout travail sur soi devient plus "facile", plus ouvert, plus vaste. Il ouvre la porte à des espace considérés comme non ordinaires.

Les pages dédiées aux expériences non ordinaires et hypnose spirituelle permettent une immersion. Les liens sont indiqués en haut de cette page.

Travail à partir du sensoriel

Le vécu est d'abord sensoriel avant d’être cognitif.

Alors pour remonter l'histoire d'un vécu, toute sensation: une tension, une fermeture, un malaise, une pression, une impression vague ou très nette peut déjà constituer une porte d’entrée.

Partir des sensations permet souvent de contourner les explications prématurées, les défenses et résistances pour rejoindre des mémoires plus proches du vécu.

Régression
La régression n’est ici qu’effleurée, dans son lien avec les techniques de séance. Pour entrer plus avant dans cette approche, dans son rapport à la mémoire, la page dédiée permet une immersion. Le lien est indiqué en haut de cette page.
Exploration ouverte quand l’expérience l’appelle

Certaines séances débordent le cadre d’un souvenir ou d’un vécu strictement autobiographique. Il peut alors être juste d’accompagner ce qui s’ouvre davantage, sans le forcer, sans le réduire trop vite, et sans perdre la qualité d’observation.

Notamment lors de l'expansion de conscience.

Les pages dédiées aux expériences non ordinaires et hypnose spirituelle permettent une immersion. Les liens sont indiqués en haut de cette page.

D’autres modalités que je mobilise selon le besoin

Même si l’hypnose conversationnelle, l’hypnoanalyse, l'expansion de conscience et le travail à partir du sensoriel constituent le cœur de mon approche, il m’arrive aussi de mobiliser d’autres modalités selon la personne, la demande, le moment ou ce qui se présente en séance.

Hypnose symptomatique

J’utilise aussi, quand cela se révèle plus juste, une approche que je qualifie d’hypnose symptomatique. Elle se passe sans dialogue, c'est un monologue de ma part et j'y saupoudre des suggestions plus ou moins directes pour favoriser des processus inconscients qui ne sont pas accessibles ou parfois apparaissent par flashes ou bribes lors de la séance. Elle s'apparente à l'hypnose Ericksonienne.

Transe plus silencieuse

Il m’arrive aussi d’utiliser une forme de travail plus silencieuse, où la personne se laisse davantage aller sans relater en direct tout ce qui se passe. Cette manière de faire n’a pas la même fonction qu’une régression dialoguée, mais elle peut avoir sa justesse dans certains contextes (quand on refuse d'explorer et pour autant qu'on le désire, quand on ne peut faire autrement, par exemple).

Auto-hypnose et autonomie

L’auto-hypnose occupe aussi une place importante dans ma pratique, non seulement comme outil, mais comme voie d’autonomie.

Je la transmets assez souvent pour aider à développer l’apaisement, la régulation, l’écoute de soi, l’entraînement intérieur et la continuité du travail entre les séances.

Elle ne remplace pas une séance d’exploration accompagnée, mais elle peut devenir un appui très précieux dans le quotidien. Plusieurs propositions autour de cela sont d’ailleurs présentes dans le blog-hub et les carnets de route.

En séance, c'est de la navigation

Une intention peut être posée au début d’une séance. Pourtant, le chemin qui s’ouvre ensuite ne suit pas toujours une ligne droite. Ce qui se présente, ce qui résiste, ce qui affleure, ce qui demande à être approché autrement, modifie parfois la manière d’avancer.

Les techniques interviennent alors au fil de l'eau, comme des façons de se diriger, de s’ajuster, de garder un cap tout en tenant compte des éléments rencontrés. Parfois, le vécu donne la sensation de s'éloigner de sa propre demande, comme en navigation à la voile.

C’est souvent là que naît la confusion : on parle des techniques comme de familles fermées, presque comme d’identités, alors qu’en pratique elles désignent surtout des manières différentes d’entrer dans le vécu et de travailler avec lui.

La plus juste n’est pas celle qui affiche le plus beau nom, mais celle qui sert réellement la personne, le moment, le matériau présent et la qualité du travail intérieur.