Hypnose régressive : régression en âge et régression à la cause
La régression en hypnose, tel qu'elle est conçue, est une façon d’explorer des mémoires, des scènes, des ressentis ou des symboles liés à votre histoire, afin de mieux comprendre ce qui se rejoue aujourd’hui et d’ouvrir des chemins d’intégration et permettre une meilleure perception de soi au quotidien.
La régression telle que je la propose, reste ouverte, sans prise de position.
Cette approche a fait ses preuves, fait encore ses preuves : elle permet de mieux vivre au quotidien.
Sommaire
- De quoi parle-t-on exactement ?
- Pourquoi la régression attire-t-elle autant ?
- Pour quelles demandes ?
- Trois portes d’exploration (biographique / corporelle / symbolique)
- Comment se déroule une séance ?
- Régression en âge
- Régression à la cause
- Ce que les personnes rapportent souvent
- Intégration : après la séance
- Extraits anonymisés & retours d’effets
- Questions fréquentes
- Ressources & bibliographie
Aperçus rapides
De quoi parle-t-on exactement ?
Par “hypnose régressive”, on désigne une exploration guidée qui vise à retrouver une cohérence interne : comprendre l’origine d’une émotion, d’un mécanisme, d’un scénario répétitif, ou d’une sensation persistante.
Selon les personnes, ce qui émerge peut être très concret (souvenirs, scènes, images, sons, odeurs), très sensoriel (ressentis, tensions), ou très symbolique (images, métaphores, allégories).
Il arrive parfois qu'une exploration semble être dépourvu de sensations ou d'informations et qu'après intégration, celle-ci laisse derrière soi, et sans volonté, ce qui était subi comme un frein.
Aussi, il n'est pas nécessaire de "revivre" une situation passée telle qu'elle a été vécue pour obtenir un changement durable. Il arrive parfois que ce soit le cas, pour avoir une compréhension globale voire intégrale de la situation.
L’important est le travail d’intégration essentiellement inconscient, et ce qui change ensuite dans la vie.
Régresser dans le passé, mais pas que ça
Le terme “hypnose régressive” ou "hypnose de régression" au fil du temps s'est enrichi et ne se limite pas qu'à un simple accès à la mémoire comme si l'on accédait à des fichiers enregistrés sur un disque dans un répertoire, stockés et figés dans le temps. Ces mémoires ou plutôt les souvenirs restent souvent bien vivants en nous, exerçant au quotidien des influences plus ou moins embarrassantes.
D'ailleurs les neurosciences nous montrent qu'il est impossible d'accéder de la même façon à un même souvenir plusieurs fois. Il y a un côté "vivant" dans nos espaces mémoriels. D'où un intérêt de ne pas forcément vouloir à tout prix accéder à la mémoire véritable, au risque de sur-interpréter ce qui est exploré.
Dessouvenirs
Nous sommes ici et maintenant la somme et la conséquence de tous nos vécus conscientisés ou pas
La vie est un mouvement permanent. Ce qui nous constitue enregistre en permanence ce que nous vivons. La plupart du temps ces enregistrements ne sont pas ressentis, ils sont effectués de manière non-consciente ou inconsciente.
Et ce n'est pas parce qu'ils nous échappent qu'ils ne sont pas présents en nous.
Toute expérience de vie, même la plus insignifiante à nos yeux est considérée comme un apprentissage par notre corps. Elle suit le processus de transformation, les apprentissages deviennent des savoirs qui constituent ce que nous sommes.
Ce sont les découvertes des neurosciences. Elle viennent valider et consolider les approches de la psychanalyse, des pratiques de guérison des traditions et cultures, aussi anciennes soient-elles.
Idées clés
La régression par l'hypnose, une manière d’explorer ce qui nous constitue
Il est possible d'accéder à nos propres espaces intérieurs - nos mémoires "profondes" ou plutôt qui résultent de vécus non conscientisés - pour les explorer, de façon à ce que ces mémoires im-primées soient ex-primées, dans le sens d'une pression. Trop de pression déséquilibre notre vie émotionnelle.
L'intérêt fort de pratiquer la régression en état d'hypnose : pouvoir relier des souvenirs mémorisés dans le corps - ceux qui ont été enregistrés soit à des périodes proches de la naissance, soit dans des moments intenses et/ou de brève durée - à la perception consciente de ceux-ci.
Régresser n'est pas accéder à de la mémoire figée, statique, "morte", mais à ce qui nous constitue à chaque instant, elle est bien vivante dans notre présent.
Et c'est parce qu'elle est "encore" bien vivante dans notre présent qu'elle doit être explorée pour retrouver le chemin du processus de synthèse de notre psyché et être rangée dans notre histoire de vie.
Le corps comme lieu de stockage des informations de nos vécus
Notre corps est une surface sur laquelles les vécus extérieurs viennent imprimer - dans le sens de laisser une marque avec une intensité plus ou moins importante -
qu'elles soient exprimées pour nous apparaître à la lumière de notre propre conscience.
Ainsi, nous pouvons consciemment les traiter, et aussi notre partie inconsciente peut se réorganiser.
A différents moments de notre existence, notamment dans la période intra utérine, la petite enfance, les structures cognitives ne sont pas fonctionnelles. Pour autant, une autre forme de mémoire est à l’œuvre et nous construit : c'est la mémoire du corps qui elle enregistre les impressions, sensations, émotions.
La régression est une manière d’explorer ce mouvement. Parfois elle touche l’enfance et l’histoire personnelle ; parfois elle ouvre des images plus symboliques, jusqu’au mystère des vies antérieures.
Idées clés
La régression n’est pas systématiquement qu'un simple “rembobinage” de vie
Quand on dit “régression”, on imagine parfois un film qu’on remonte en arrière. C'est parfois comme ça que l'expérience se passe, remonter le fil du temps chronologique, les mois, les années. Il n'en est pas ainsi pour tout personne qui expérimente.
Apparemment, l’esprit ne fonctionne pas systématiquement comme une archive linéaire : il compose le présent à partir de fragments du passé, d’états corporels, d’associations et d’anticipations.
En séance, la régression est surtout un mouvement d’orientation : on suit un fil (émotion, sensation, scène, image) jusqu’à une source intérieure qui permet de remettre du sens, de la sécurité et de la liberté au présent.
Deux manières d’entrer dans le travail
- Intention posée : “Je veux apaiser X / comprendre Y / retrouver Z”.
- Fil associatif : on laisse l’inconscient relier, comme une association libre guidée et contenue.
Repère : la régression n’est pas “un test de vérité historique”. C’est une méthode d’exploration et de transformation, qui se juge surtout à l’aune de ses effets (apaisement, choix plus libres, nouvelles compréhensions).
Pourquoi la régression attire-t-elle autant ?
Parce qu’elle touche à quelque chose de très humain : comprendre ce que nous sommes, d’où l’on vient, ce qui s’est imprimé en nous, et ce qui se répète parfois malgré la volonté.
En ce sens, passé, présent et futur sont reliés en nous. Nous pensons et agissons depuis nos acquis et notre histoire de vie.
Exception faite de changer de mode de vie, de lieu, de langage... pour s'adapter, apprendre et retrouver un contexte de vie.
- Curiosité & cohérence : relier des émotions à une histoire, redonner du sens.
- Connais-toi toi-même : mieux sentir ses mécanismes, ses besoins, ses choix possibles, ses faiblesses, ses failles, ses regrets. L'envie de se sentir pleinement dans une humanité avec ses hauts et ses bas. La pratique de l'hypnoanalyse en ce sens permet de se capter dans les profondeur et de pouvoir s'évaluer, traiter les informations. Hypnoanalyse et régression ne sont alors qu'une danse.
- Le mystère : certaines personnes vivent des récits très symboliques, parfois “transpersonnels” ou qualifiés d'expériences non ordinaires, les vies antérieures qui sont toujours là, qui traversent le temps au gré des attirances, des rejets, des indifférences.
- Le soin : apaiser une empreinte en soi, dénouer un nœud, retrouver une liberté au présent.
Repère : l’histoire de ces pratiques alterne fascination et méfiance. Sans cadre, on peut se perdre dans l’interprétation ; avec un cadre, on transforme l’expérience en compréhension et en intégration.
Pour quelles demandes ?
- Quand “je sais” mais que quelque chose en moi répète malgré moi (peurs, auto-sabotage, scénarios relationnels).
- Quand une émotion est disproportionnée ou surgit sans explication évidente.
- Quand un événement ancien semble encore “actif” (traces, blocages, réactions automatiques).
- Quand on cherche un travail d’exploration de soi, plus profond et plus incarné.
Important : ce type de travail se fait avec prudence, et n’est pas indiqué pour toutes les situations. Le cadre et l’alliance thérapeutique priment sur la “technique”.
Axes de travail : une intention… ou un fil qui se révèle
On peut avancer avec une intention claire, ou laisser le fil associatif apparaître. Dans les deux cas, on cherche une cohérence et une transformation concrète au présent.
Comprendre un scénario répétitif mettre à jour ce qui se rejoue
Ce qui se rejoue, ce qui protège, ce qui a été appris trop tôt… puis remettre à jour.
Apaiser une réaction automatique suivre le signal jusqu’à l’ancrage
Phobie, angoisse, honte, colère, hypervigilance : suivre le signal jusqu’à son point d’ancrage.
Retrouver un choix plus libre réintégrer une part coincée
Quand “je sais” mais que je n’arrive pas à agir : débloquer la part coincée et réintégrer.
Explorer en profondeur (connaissance de soi) besoins, dynamiques, valeurs
Comprendre ses besoins, ses dynamiques relationnelles, ses fidélités invisibles, ses valeurs.
Travailler par le corps tension → message → réorganisation
Partir d’une tension, d’un nœud, d’un symptôme ressenti — et écouter ce que “ça” raconte.
Accueillir le symbolique tenir la double lecture
Images, métaphores, récits : tenir la double lecture (sens psychique / hypothèse ouverte).
L’objectif n’est pas de “croire” à une explication : c’est de réorganiser l’expérience intérieure pour que le présent devienne plus habitable.
Trois portes d’exploration
Ce qui guide la séance
On ne cherche pas une “preuve” : on explore ce qui se présente (souvenir, sensation, image, récit) et on l’évalue à ses effets : apaisement, discernement, choix plus libres, pacification intérieure.
Porte biographique souvenirs · scènes · périodes clés
Souvenirs, scènes de vie, enfance, périodes clés. On revisite pour remettre de la nuance, de la sécurité, et relâcher ce qui reste actif aujourd’hui.
Porte émotionnelle & corporelle signal du corps · tension · réaction
On part d’une émotion, d’une réaction, d’une tension, d’un “signal du corps”. L’objectif est d’écouter ce qui s’exprime et d’aider le système à se réorganiser.
Porte symbolique / transpersonnelle images · métaphores · “vies antérieures”
Images, métaphores, récits intérieurs, parfois vécus comme “vies antérieures”. On peut tenir une double lecture : symbolique (ce que cela raconte de vous) et mystère (hypothèse ouverte), sans obligation de trancher.
En pratique, une même séance peut passer d’une porte à l’autre. Ce sont des façons d'appréhender le travail, des points d'entrée. Nous n'abordons pas toutes nos mémoires de la même façon.
Il suffit d'une musique et nous revoilà à penser une situation sensorielle sans avoir d'images.
Il suffit d'un mot et nous revoilà à relire un document ou une page d'un livre, d'entendre une phrase énoncée par tel ou tel type de voix et nous sommes propulsé instantanément dans un endroit du passé.
Seule l'expérience (re)vécue à une valeur pour la psyché. Ce qui compte : votre stabilité, votre rythme, et l’intégration.
Comment se déroule une séance ?
Le déroulé reste simple : clarifier l’intention, sécuriser le rythme, explorer, donner du sens sans forcer, puis refermer proprement et soutenir l’intégration.
Régression en âge
La régression en âge consiste à revenir vers une période précise (ou à laisser l’esprit retrouver “l’époque juste”), afin de revisiter un nœud émotionnel, une décision ancienne, ou une scène qui a structuré des réactions actuelles.
Elle peut être utilisée pour retrouver de la nuance, réparer une perception figée, ou remettre en circulation une part de soi restée bloquée.
Aussi, il y a des personnes dont la fonction de mémorisation est plus sensorielle ou émotionnelle que chronologique.
Régression à la cause
La régression à la cause suit la logique interne du symptôme : on part d'un matériau (une émotion, une sensation, une scène, une réaction automatique, ...) et on remonte vers la source la plus pertinente pour l’inconscient. Laisser advenir ce qui cherche à advenir, c'est l'association libre de la psychanalyse freudienne.
C’est souvent une approche efficace quand “la tête ne sait pas” mais que le corps réagit.
Là encore, le travail d’intégration est central : ce que vous en faites après.
Pour aller plus loin
Ce que les personnes rapportent souvent
- Des scènes très visuelles… ou au contraire très peu d’images mais beaucoup de sensations, des sortes d'évidences.
- Un langage symbolique (couloirs, portes, paysages, “voiles”, animaux, lieux).
- Des émotions anciennes “enfin vues”, puis un apaisement progressif dans les jours suivants.
- Des prises de conscience : “ce n’est plus nécessaire aujourd’hui”, “je peux choisir autrement”.
- Certaines explorations se font sans aucune image, avec des sensations, des impressions, des évidences.
Intégration : après la séance
Le cœur du changement se fait souvent entre les séances : sommeil, rêves, décisions plus libres, réactions moins automatiques. Une bonne intégration évite de transformer l’exploration en simple “expérience forte”.
- Noter ce qui a émergé (mots-clés, images, émotions) sans chercher à tout expliquer.
- Observer les micro-changements (relations, émotions, choix) sur 7–21 jours.
- Revenir en séance si un point reste “ouvert” ou si un nouveau niveau apparaît.
Repère : l’exploration peut ouvrir des compréhensions, mais le changement se consolide surtout par l’intégration (rythme, régularité, décisions, hygiène émotionnelle). La responsabilité est partagée : je tiens le cadre, vous tenez le mouvement.
Extraits anonymisés & retours d’effets
Cette section accueillera progressivement des extraits anonymisés (avec accord) pour montrer le travail “au cœur du vécu” et les effets à court, moyen et long terme, dans le quotidien.
Extrait 1 (à venir) — Thème : …
- Contexte : …
- Ce qui a émergé : …
- Effets observés : …
- Clé d’intégration : …
7) États modifiés de conscience à travers les cultures
Les humains explorent depuis toujours des états de conscience modifiée (transe, rêve, rituel, méditation) pour guérir, comprendre, transmettre, initier.
Idée directrice : derrière la diversité des formes, on retrouve souvent les mêmes fonctions humaines : apaiser, donner du sens, réparer, transmettre, relier l’individu au collectif.
Questions fréquentes
Est-ce que je vais “tout revivre” ?
Non. Le rythme est ajusté. L’objectif est la transformation, pas l’inondation émotionnelle.
Et si je ne “vois” rien ?
On peut travailler avec sensations, émotions, mots, symboles. L’image n’est pas obligatoire.
Combien de séances faut-il ?
Ça dépend du thème, de l’histoire et de l’intégration. L’important est la progression, pas la performance.
Et si ce qui vient ressemble à une “vie antérieure” ?
On peut accueillir l’expérience sans la réduire. Je propose souvent une double lecture : symbolique (ce que le récit dit de vos thèmes, conflits, forces) et mystère (hypothèse ouverte). Le cap reste pragmatique : ce que cela transforme dans votre vie.
Est-ce qu’on peut “fabriquer” des souvenirs ?
L’imaginaire et la mémoire peuvent produire des scènes très convaincantes. C’est pour cela que le cadre est important : on évite les conclusions hâtives, on ne force pas l’interprétation, et on s’intéresse surtout au sens et à l’intégration (pas à établir des faits).
Est-ce une méthode “dangereuse” ?
Elle peut devenir déstabilisante si elle est menée trop vite, sans stabilisation, ou avec une recherche obsessionnelle de “vérité”. Ici, on privilégie le rythme, la sécurité, et la fermeture propre de séance. La technique passe après l’alliance et le cadre.
8) Ressources & bibliographie
Je regroupe ici des repères avec une logique simple : pourquoi cette référence est utile, pour qui, et comment la lire (sans se perdre ni se rigidifier). L’idée n’est pas de collectionner des croyances : c’est d’obtenir des cartes pour mieux s’orienter.
Si vous voulez aller vite
L’essentiel tient en trois mots : cadre, rythme, intégration. Le reste (auteurs, modèles, cultures) est là pour ceux qui veulent comprendre plus loin.