Carnet de route — secours rapide

Exercice rescue : quand une montée prend trop de place

 

  • quelques minutes
  • montée intérieure
  • respiration
  • évacuation du trop-plein
  • retour à du calme intérieur
 
À utiliser quand angoisse, surcharge, agitation, trop-plein, emballement
 
But retrouver un peu d’air, de calme et de présence

 

Cette pratique peut se refaire autant de fois que nécessaire. Elle ne demande pas de savoir “bien faire”.

Avant de commencer

En position assise, idéalement sur une chaise sans vous appuyer au dossier, ou sur un tabouret, redressez le dos sans le contracter. Puis fermez les yeux, et restez simplement ainsi un instant.

Vous entrez sans effort dans l’écoute de vous-même. Prendre le temps de se poser en soi est parfois si simple que cela peut faire remonter des impressions inhabituelles, étonnantes, voire un peu bizarres. Ce n’est pas gênant.

Idée directrice : il ne s’agit pas de forcer le calme, mais de laisser sortir un peu ce qui déborde.

Exercice guidé

  1. 1

    Vous poser

    Asseyez-vous, redressez le dos sans raideur, puis fermez les yeux. Restez simplement là un instant, vous démarrez une écoute de vous-même.

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    Respirer calmement

    Effectuez quelques respirations par le nez, si possible en laissant l’abdomen participer : le ventre se gonfle à l’inspiration, se dégonfle à l’expiration.

    Laissez surtout l’expiration sortir un peu plus lentement qu’à l’habitude, par le nez. Cinq à dix respirations suffisent ; davantage peut aussi être utile si vous le sentez.

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    Nommer ce qui prend de la place

    Posez-vous simplement cette question : qu’est-ce qui prend le plus de place en moi ces jours-ci : la tension, la fatigue, l’agitation, la peur, l’irritation, ou autre chose ?

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    Laisser sortir le trop-plein

    Reprenez les mêmes respirations. En même temps, pensez ou imaginez que ce qui est là, le trop-plein, se dirige de l’intérieur vers l’extérieur.

    Remarque: il n'est pas nécessaire d'avoir des images à tout prix, le penser est suffisant et fonctionne tout aussi bien.

    Toute créativité est bienvenue : un tuyau qui sort de vous, un toboggan, des fluides, des fumées, des détritus, quelque chose qui s’échappe et s’évacue. Il n’est pas nécessaire d’avoir des images nettes pour que cela fonctionne.

  5. 5

    Continuer sans vous inquiéter

    Si des réactions d’emballement surgissent, continuez à respirer. Cela peut simplement indiquer que quelque chose commence à bouger et à s’évacuer.

    Vous pouvez poursuivre aussi longtemps que vous le souhaitez. Vous avez naturellement en vous un sens de l’harmonie.

  6. 6

    Constater où vous en êtes

    Puis cessez de respirer volontairement. Les yeux encore fermés, constatez simplement comment c’est en vous.

    Si ce n’est pas encore assez tranquille, reprenez quelques respirations et continuez l’évacuation du trop-plein.

  7. 7

    Refermer l’exercice

    Si vous sentez que c’est plus tranquille, plus appréciable, remerciez-vous, souhaitez-vous de bons moments à venir, puis ouvrez les yeux.

    Accordez-vous encore quelques secondes pour apprécier cet état, puis levez-vous et reprenez votre chemin dans la vie !

Après l’exercice

Vous pouvez remarquer

  • un souffle plus ample
  • un peu moins de pression intérieure
  • une pensée moins serrée
  • un retour progressif de présence
  • l'envie de recommencer à ressentir un mieux-être en toute simplicité

Si ce n’est pas suffisant

  • reprenez quelques respirations
  • continuez l’évacuation du trop-plein
  • cherchez seulement un mieux, même modeste

Il n’est pas nécessaire d’obtenir un apaisement parfait. Quelques pourcents de tension en moins changent déjà la suite.

Où et quand l’utiliser

Cet exercice peut s’effectuer presque n’importe où : sur le lieu de travail, dans un escalier, dans les toilettes, dans un coin calme, chez vous, avant un échange, après un moment chargé, ou dès que vous sentez qu’une montée devient trop présente.

En revanche, il vaut mieux éviter de le faire en conduisant ou pendant une activité qui demande les yeux ouverts et votre pleine disponibilité.

Poursuivre sur le fond

Cet exercice aide à faire redescendre une montée. Lorsqu’un trop-plein revient souvent, un accompagnement permet d’aller plus loin : comprendre ce qui se rejoue, desserrer des automatismes, et retrouver une stabilité plus durable.